Job – Léon Bonnat

job Léon Bonnat

«Il y avait dans le pays d’Uts un homme qui s’appelait Job. Et cet homme était intègre et droit; il craignait Dieu, et se détournait du mal. Il avait sept fils et trois filles. Il possédait sept mille brebis, trois mille chameaux, cinq cents paires de bœufs, cinq cents ânesses, et un très grand nombre de serviteurs. Et cet homme était le plus considérable de tous les fils de l’Orient. » Job 1.1-3

Ainsi commence le Livre de Job, premier récit des Livres poétiques de la Bible. L’histoire s’ouvre sur une conversation entre Dieu et Satan : ce dernier provoque l’Eternel, « Est-ce de façon désintéressée que Job craint Dieu ? Ne l’as-tu pas entouré de ta protection, lui, sa famille et tout ce qui lui appartient ? Tu as béni le travail de ses mains et ses troupeaux couvrent le pays. Mais porte donc la main contre lui, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudira en face ». (Job 1.9-11). Satan va mettre à l’épreuve Job, en lui retirant tous ses biens dans une catastrophe, et en faisant mourir ses enfants. Job ne se rebellant pas contre Dieu, Satan le frappe d’un « ulcère malin ». Job continue obstinément à refuser de maudire le nom de Dieu. C’est alors que trois amis de Job, Éliphaz, Bildad et Tsophar, vont à sa rencontre et tentent de le persuader que ses malheurs sont le fruit d’une punition divine, due à des péchés. Au bout d’une longue controverse, Dieu se manifeste, condamne les paroles des trois amis et rétablit la situation de Job, multipliant par deux ses têtes de bétail.

Dans l’histoire de l’art, on représente souvent Job dans un dénuement total : seul, décharné et nu. C’est le cas ici, avec ce tableau de Léon Bonnat, où Job semble s’abandonner tout entier à l’Eternel. Job est comme surexposé par une lumière vive, divine. Peut-être nous situons nous au moment du Livre où Dieu s’adresse à son serviteur. Le corps vieilli et décharné de Job occupe l’essentiel de la composition de Léon Bonnat, peintre hyper réaliste, qui nous donne ici à voir le supplicié dans toute sa maigreur. On peut considérer ce tableau comme le chef d’œuvre du peintre, mais pas comme sa pièce la plus connue. Léon Bonnat est resté dans nos mémoires pour son travail de portraitiste. Ses œuvres sont incontournables dans les manuels d’histoire politique française dédiés à la fin du 19ème siècle. Le peintre a notamment portraituré les grands hommes de la troisième république, tels Jules Grevy, Léon Gambetta, Jules Ferry et Adolphe Thiers.

Job, Léon Bonnat, Musée Bonnat, Bayonne.

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