Combats de nus – Antonio Pollaiolo

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Dans l’Italie du 15ème siècle, on observe un goût pour une science nouvelle : l’anatomie. Depuis le 13ème siècle, les autorités ont commencé à autoriser les dissections humaines, qui ont permis l’étude. L’histoire de l’art reflète le cheminement de ces connaissances nouvelles. Combat de nues d’Antonio Pollaiolo est une gravure sur cuivre au burin qui fait figure de véritable démonstration technique. Ici, les personnages, représentés sous divers points de vue, sont comme écorchés : leurs muscles sont saillants, comme s’ils étaient dépourvus de peau et de graisse. Tous les muscles sont en contraction maximale, ce qui n’est jamais le cas, lorsqu’un homme effectue une action : mais cela, les anatomistes ne l’apprendront que plus tard.

La brutalité des corps se prolonge dans la cruauté de la scène : une scène d’action violente, guerrière, où l’on peut voir des hommes en train – ou sur le point – de se massacrer. Certains commentateurs disent d’Antonio Pollaiolo qu’il est l’un des premiers artistes à avoir lui-même « écorché » des cadavres pour nourrir ses études et son œuvre, seulement devancé par Donatello et Masaccio. Pour d’autres, au vu des nombreuses erreurs anatomiques que l’on peut relever sur cette gravure, il n’est pas certain que Pollaiolo ait lui-même pratiqué la dissection humaine.

Antonio Pollaiolo, Combat de nus, 1465-1475, The Cleveland Museum of art, Cleveland.

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